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25 janvier 2022

Fanjeaux (11)

 

 

 Fanjeaux, village cathare de l'Aude, En région Occitanie. 

De ses 360m d’altitude, Fanjeaux domine la plaine du Lauragais. Tantôt "ville", tantôt

village, Fanjeaux présente un visage très aimable, ensoleillé, ouvert et vivant.

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Fanjeaux apparaît en 1131 comme un puissant village castral. Fréquentée par son seigneur,

le vicomte Trencavel, et de nombreux nobles, Fanjeaux est une cité bienveillante pour

les cathares. 

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L’évêque Guilabert de Castres y tient une maison de Parfaits. Les tisserands y vivent de

leur travail dans les ateliers communautaires.

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C’est ici que Dominique de Guzman choisit de séjourner à partir de 1206. Il prêche pour

convertir les hérétiques. Il affronte Guilabert de Castres lors d'une « dispute », confrontation

théologique qui a lieu à Montréal ou Fanjeaux selon les chroniqueurs.

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Au 13ème siècle Fanjeaux a été au centre de la prédication contre l’hérésie cathare.

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Depuis Fanjeaux, Dominique de Guzman (futur saint Dominique) tenta de ramener les

populations de la contrée à l’orthodoxie catholique et fixa à Prouilhe le siège de sa

première communauté.

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Dès 1209, Simon de Montfort installe son quartier général à Fanjeaux. Après la mort

de Dominique en 1221, les dominicains participent à l’Inquisition.

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Fanjeaux, brûlé en 1355 par les troupes du Prince Noir, fut rapidement reconstruit et

connut une nouvelle prospérité grâce à la culture du pastel.

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Aujourd’hui, Fanjeaux, bourgade d’environ 900 habitants, riche de son passé historique, de sa

situation entre mer et montagne, de sa vocation agricole et des sources vives de son économie

commerciale, développe une politique active tournée vers le tourisme, au sein du Pays Cathare.

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Dès le début du 14ème siècle, un quartier appelé "Bourguet san Domenge", avec une rue

San Domenge attestant le souvenir de Dominique dans une partie du village.

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Sans souvenir historique précis du lieu d’habitation, mais suivant la tradition, les dominicains,

gardant les parties médiévales, aménagèrent une maison en oratoire perpétuant le souvenir

de Dominique.

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Les halles du 18ème siècle sont lieu de rassemblement pour les marchés, les fêtes locales,

les foires, les expositions avec une belle charpente en chêne.

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À côté des Halles, le couvent des frères prêcheurs, abrite aujourd’hui la congrégation des

dominicaines de la Sainte Famille.

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Conçu initialement pour les frères dominicains, qui l’habitent en 1358, il a été agrandi en 1364 ;

l’église n’aurait été édifiée que vers 1448. En 1793, les frères prêcheurs sont évincés et les

bâtiments laissés à l’abandon pendant plus d’un siècle.

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L'église languedocienne typique (gothique méridional), de la fin du 13ème (1278-1281)

est classée Monument Historique.

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Elle aurait été construite sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Jupiter.

La pierre de fondation est scellée sous le porche d'entrée.

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Le clocher est formé d’une tour octogonale, percée de nombreuses baies en arcature brisée,
avec gargouilles et d’une flèche flanquée de six clochetons à jour, couronnée d’un globe
de pierre dans lequel est scellée une croix en fer du Languedoc.

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Au carrefour des routes de Bram-Mirepoix et de Castelnaudary-Limoux, au bas de Fanjeaux ;

le monastère de Prouilhe fut fondé en 1207 par Saint Dominique pour y accueillir neuf

femmes cathares qu'il avait converties.

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La basilique édifiée en 1886, de style Romano-Bysantin, demeure inachevée. Le monastère,

quant à lui, abrite toujours aujourd'hui une communauté de dominicaines, partageant leur

temps entre la prière et le travail.

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A la Révolution, les dominicains sont dépossédés. Aujourd’hui, cinq communautés

religieuses sont actives dans la cité de saint Dominique.

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Fanjeaux domine la petite région naturelle de la Piège.

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Le GR 7 serpente dans le vallonnement des champs de la Piège.

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Dans le froid glacial sur le GR7.

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Un plat : Sanglier rôti et pommes robe des champs.

Un vin : Un rouge de la Malepère toute proche.

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19 janvier 2022

Villasavary (11)

 

  

Villasavary est une commune, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

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Le village s’est développé autour du château, mais il existait peut-être auparavant un

groupement de maisons 

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Le mot "villare" désigne un hameau, Savary étant probablement le nom du

seigneur foncier.

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Vers la fin du 11ème siècle, un château est élevé sur une colline en bordure de la plaine

et près des reliefs de la Piège.

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C’était une dépendance du château de Prouilhe, contrôlé par des comtes et

vicomtes de Carcassonne. 

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Belle vue sur les Pyrénées et le massif du Saint-Barthélémy et le mont Fourcat à droite.

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Il faisait face aux terres du comte de Toulouse, en bordure de la puissante seigneurie

de Laurac.

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La famille des seigneurs du Villar est mentionnée en 1125. 

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Le village fortifié parmi les plus importants de la région, apparaît dans un texte de 1173.

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Après la seconde croisade des Albigeois, le Roi de France prend progressivement le

contrôle de la seigneurie du lieu.

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Il reste peu de documents historiques nous renseignant directement sur le lieu de

Villasavary à ses origines. Les restes architecturaux les plus anciens ont aussi disparu. 

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Des archives postérieures comme les plans ou compoix (cadastre) d’époque moderne

sont par contre riches en enseignements.

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Confrontées à la topographie du village actuel, elles permettent de restituer le processus

de sa formation.

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Les études historiques récentes sur les villages médiévaux, le Lauragais et la société

médiévale en Languedoc permettant aussi de replacer le site de Villasavary

dans son contexte régional.

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Le massif de La Piège est située à l'extrémité occidentale du département de l'Aude 

en limite des départements de la Haute-Garonne et de l'Ariège. 

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La ligne de Castelnaudary à Belpech (Le tramway de La Piège) créée en 1903 pour

désenclaver la région a cessé son activité en 1933 par manque de rentabilité et

concurrence de la route.

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La Piège est constituée de collines mollassiques situées entre les contreforts des

Pyrénées et la plaine du Lauragais.

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 La Piège est arrosée par l'Hers-Vif et ses affluents la Vixiège et la Ganguise, et l'Hers-Mort.

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À l'écart des infrastructures des grandes plaines qui l'enserrent, la Piège reste

très peu peuplée.

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les petits villages et les fermes isolées forment un maillage beaucoup moins dense

que dans le sillon du Lauragais tout proche.

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Notre village comprenait deux paroisses, particularité assez étrange dans une petite

localité. Saint-Jacques était considéré comme l’église principale, ayant sur son territoire

la majeure partie du village, y compris la maison commune, l’hôpital et le presbytère. 

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Saint-Pierre, qui dans sa grande majorité, comptait parmi ses fidèles, des magistrats,

avocats, seigneurs, marchands, propriétaires avait un territoire paroissial réduit.

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L’église Saint-Pierre peut être attribuée au XIVᵉ siècle. Extérieurement, de solides

murailles en pierre appareillée, et une abside à sept côtés, mesurant 44.5 mètres

sur 21 (prolongée de 11 mètres en 1807, avec des matériaux de Saint-Jacques)

épaulée par de surpuissants contreforts.

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A l’extérieur l’église était enserrée par diverses constructions. Du côté de l’ouest, une

maison faisait suite à la nef elle appartenait en 1682 à un noble François de Calouin. 

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Un plat :  N'en déplaise aux Toulousains, l'éternel cassoulet de Castelnaudary.

Un vin : Rouge AOC du massif de la Maleperre, cépages Grenache Noir et Cot.

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