Départ d'une randonnée pédestre au parc du château de Launac (31).

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 Launac possède une histoire qui remonte à l’époque romaine avec le camp de Léo Nacum.

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 Launac était déjà occupé à l’époque gallo-romaine par un  "fundus",

grand domaine agricole gallo-romain : le domaine de Léonus.

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 Au 12ème siècle, les Terride, famille de Saint-Georges, près de Cologne, vicomtes

de Gimoes, y élevèrent un puissant château qui entraîna la création d’un village fortifié.

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 Launac passa en 1148 dans la maison de L’Isle-Jourdain par le mariage des 

d’Escarron de Terride avec Bernard Jourdain. Le village devint alors un des

centres les plus importants de la région.

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 Il fut successivement appelé Leonacum puis Leonaco vers 1200, Leunac et Léonac en 1779.

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 En application du traité de Paris de 1229 qui mettait un terme à la croisade des albigeois,

le château vit ses remparts démantelés, conséquence de la nouvelle allégeance du comte

de Toulouse et des seigneurs locaux au roi de France.

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 Le traité de 1229 ne signifia pour autant pas la fin du mouvement cathare qui perdura

dans la région de manière clandestine jusqu’au début du 14ème siècle. 

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 Un des derniers grands "bonshommes" (prêtre dans la religion cathare) connu fut arrêté

non loin d’ici à Beaupuy en 1309.

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Érigée en baronnies, Launac devint le fief d’une branche cadette des seigneurs de L’Isle.

Isarn Jourdain de l’Isle fortifia à nouveau le château en 1297 et dota les habitants d’une

charte de coutumes afin de préserver la vie du village. 

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 En 1362 les armées d’Armagnac et de Foix s’affrontèrent à Launac en une sanglante

bataille qui eut lieu à la limite du territoire de Thil, au lieu-dit  "Le palot". 

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 Ce combat vit la victoire des armées de Gaston de Foix. Le comte d’Armagnac et 900

gentilshommes furent faits prisonniers. 

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 C’est au château de Launac que Gaston Phébus fixa une rançon de plus d’un million de

florins d’or ce qui en fit un de seigneurs les plus riches de son temps.

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Une période de calme allait pouvoir s’établir et Launac fut érigé en Comté en 1566

par lettres royales.

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En 1637, Gaspard de Philibert, trésorier d’Espagne se rendit acquéreur de la baronnie,

rapidement revendue en 1682 à un bourgeois enrichi, le Capitoul Richard Dejean(De Jean).

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  Ce nouveau seigneur imbu de ses privilèges tenta de fouler au pied quatre siècles de

coutumes à Launac, mais les habitants ne se laissèrent pas brimer.

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 Après un long procès ils abandonnèrent le village pour se réfugier à Beaumont de Lomagne

et n’acceptèrent de rentrer qu’après avoir obtenu une transaction honorable.

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 Ruiné, le fils de Richard De Jean assista en 1710 à la vente aux enchères de la baronnie

qui fut adjugée à Nicolas Daguin, capitoul, trésorier général de France.

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 Son fils Joseph Daguin, président au parlement, se retira en 1737 au profit de Jean-François

Tournier de Vaillac. Un nouveau procès opposa cette famille aux launacais.  

Elle demeurera néanmoins à Launac jusqu’à la révolution.

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 Centre commercial et siège d’une importante baronnie, Launac fut peuplé au 18ème

siècle de nombreux bourgeois enrichis, s’occupant les charges de la seigneurie. 

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 Une famille s’illustra particulièrement : la famille de Goudin qui gravit les degrés

qui la séparait de la noblesse.

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 Guillaume de Goudin prit le titre de seigneur de Launac et son petit-fils participa à la

rédaction des cahiers de doléances en 1789.  

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 Ces registres montrent un nombre important de juges, hommes de loi, praticiens,

officiers de santé, et font ressortir un niveau élevé d’instruction.

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ils dressent une liste de revendications d’une portée politique et morale significative s’élevant

au-dessus des problèmes purement locaux : égalité devant l’impôt, vote par tête, monarchie

constitutionnelle. 

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 Passé l’orage révolutionnaire, Launac se fondit dans l’activité agricole paisible qui était la

vocation dominante du canton.

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 Aujourd’hui le village de Launac de 1424 habitants, situé à 25km de Toulouse, possède

un Château édifié au début du 13ème siècle par le Vicomte de Gimoes.

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 Au début du 15ème siècle, le château fut agrandie et le village restauré. 

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 Le château actuel, qui conserve de nos jours son aspect militaire, fut bâti au 15ème siècle

par les Carmaing de Nègrepelisse sur un plan rectangulaire. 

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Il comportait une tour d’angle, une rangée de mâchicoulis et un chemin de ronde

éclairé d‘étroites ouvertures. 

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 Ce puissant Château, aperçu fort loin, sera démoli en partie, en exécution du traité de Meaux

en 1229, en épargnant cette Tour ou se trouve intérieurement la Salle des Chevaliers,

classé à ce jour "monument historique".

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 Après le directoire, l’impôt des Trois Vieilles à pour conséquence d’inciter la famille

de Carrière à murer les fenêtres à meneaux, percées à la Renaissance.

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L'église Saint-Etienne date de 1854. elle fut construite à l’emplacement d’un édifice

ancien mentionné dans le testament de Bertrand de l’Isle du 16 février 1360.

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Cette première église fut incendiée en 1580 par les protestants venus de Mas-Grenier. 

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 L'orangeraie du parc, une ruine de briques rouges.

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 Le parc du château, un endroit idéal pour pique-niquer au milieu des arbres remarquables

parmi lesquels des cèdres bicentenaires, des pins parasols et un beau cyprès chauve.

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Au menu : Oie grasse de Toulouse et coque aux pommes.

Un vin :  Rouge du Conté Tolosan.

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