La Garde-Guérin est un village du département de la Lozère en région Occitanie. 

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La Garde-Guérin est un village fortifié français, en bordure du Chassezac, faisant

partie de la commune de Prévenchères.

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La Garde-Guerin est classée parmi les "Plus beaux village de France".

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Le village est traversé par le Chemin de Régordane (GR700), axe de communication

 unique reliant le Massif Central à la Méditerranée, très fréquenté au Moyen Âge

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À l’origine, ce chemin était connu sous le nom de estrada "grande route" en Occitan.

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Au 12ème siècle, à la demande de l’évêque de Mende, le village devient un poste

frontière défendu par une garnison chargée de la sécurité des voyageurs et des

marchandises sur la Regordane.

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Pendant tout le 13ème siècle, ce lieu s’appelle simplement La Garde. Le nom de 

Guérin n’apparaît qu’en 1298.

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Le village fortifié, ou castrum de La Garde, est possédé en coseigneurie par une

communauté de chevaliers "los Parièrs" (les Égaux).

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Communauté économique et militaire dans l'esprit des Écoles de chevalerie florissante

en France dès le 12ème siècle qui prêtent serment à l'évêque de Mende.

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Chaque parièr possède une parérie, appelée aussi part ou portion, dont il assume la

charge et perçoit les revenus :

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Péage, cartelage (droit sur la mesure du grain), guidage et protection des voyageurs,

des animaux et des marchandises sur la portion du chemin de Régordane qu'ils

entretenaient, pulvérage (droit sur la poussière soulevée par les troupeaux de bêtes).

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Au 13ème siècle, un chevalier peut devenir parier dès qu’il a 16 ans, réside sur place,

et assure le service.  C’est l’acte créateur de la parérie.

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Pour empêcher un trop grand démembrement, le nombre de paréries ou portions d’un

 parièr est limité et des conditions restrictives seront aménagées au fur et à mesure

par des statuts (les premiers datent de 1228).

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Les chevaliers pariers ont élu quatre des leurs qui, en leur nom et en celui de tous

les parièrs, étaient d’accord avec l’évêque pour maintenir la paix ou modifier les

statuts existants. 

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Ces chevaliers se rattachent à quatre clans : les Gaucelmes, les Hérail, les Bertrand

et les Gaules.

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La Garde n’a pas été épargnée par les guerres. Prise et détruite par le feu pendant la

Guerre de Cens ans la forteresse est au cœur de combats sanglants et les Anglais ont

dû s’en rendre maîtres.

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Au 16ème siècle, au moment des guerres de religions, elle est de nouveau incendiée. 

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Les catholiques la défendent, mais les protestants en font le siège à leur tour.

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La ferme Pansier, demeure seigneuriale du 16ème siècle, alors une des plus grosse

ferme du village.

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L’accès au village était fortement défendu par une enceinte de remparts très bien

conçue et très bien construite sur un socle rocheux de grès qui leur sert d’assise.

Ce bel ensemble est mentionné dans les textes dès le 12ème siècle.

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Dès le 12ème siècle, les textes mentionnent le "castrum" ou village fortifié de La

Garde avec son enceinte et ses portes, et la tour, qui faisait office de donjon.

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La tour de 18 mètres de hauteur, de forme carrée, dont la base fait 6 mètres sur 6.

Elle est réalisée dans un bel appareillage à bossage, en grès, avec quelques petites

ouvertures. Elle comprenait quatre étages.

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La porte Saint-Michellemont, du nom du saint protecteur des Chevaliers Pariers et

du village de La Garde-Guérin, fait face au « chemin de Villefort à La Garde »,

noté sur ce même plan.

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L’église romane de la Garde-Guérin date probablement du début du 13ème siècle. 

On peut admirer le portail d’entrée avec ses trois moulures en plein cintre.

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La voûte de la nef en pierres de taille est une voûte en berceau, plein cintre, soutenue

par un arc double saillant.

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Installée dans un environnement exceptionnel, aux abords du site sauvage des gorges

du Chassezac le village très bien restauré, en pierres et toitures en lauzes.

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Une destination superbe et particulièrement authentique, avec ses pittoresques ruelles

pavées propices à la flânerie, ses vieilles maisons de pierres admirablement restaurées

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Vestige de l'ancien château, la tour de guet du 12ème siècle offre depuis son sommet

une vue magnifique sur les toits de lauzes et les gorges du Chassezac.

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Le château, terme qui désigne actuellement la terrasse au pied de la Tour et les ruines

du logis des Molette de Morangiés, n’existait pas au Moyen-Age.

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Ce logis bordait une cour intérieure, qu’un mur percé d’un portail devait fermer.

Ce château fut détruit par un incendie en 1722, puis laissé à l’abandon. Seuls des

pans de murs ont résisté au temps et à l’incendie.

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Un plat : Fricandeau aux oignons grelots confits

Un vin : Marcillac rouge cépage Fer-Servadou noir.

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