Caylus (82)
Caylus, anciennement Caylus-Bonnette, est une commune française située dans le
département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.
Caylus constitue un véritable carrefour qui explique en grande partie l’existence ancienne
de la ville et le développement important qu’elle connut au Moyen Age.
L'histoire de Caylus débute vers 1150, où un château s’élève au sommet du pic rocheux
avec un premier habitat autour.
En l'an 1165, l’église primitive St Michel est citée au nord est du castrum. Après la
destruction du village en 1211 par les troupes de Simon de Montfort, l'église
Saint-Jean-Baptiste lui succède.
En 1176, les Comtes de Toulouse prennent possession de Caylus.
Au cours de la croisade des Albigeois en 1211, Simon de Monfort brûle les faubourgs
et s’empare de la ville.
1257, Caylus devient première châtellenie de Quercy administrant 56 paroisses.
En 1271, le village "occitan" passe dans le domaine royal.
Véritable curiosité géologique et naturelle, la cascade pétrifiante de Saint-Pierre de Livron
est formée de tuf, type de calcaire pulvérulent et friable.
Elle est située sur un tout petit cours d'eau d'à peine un kilomètre de long dans sa partie
aérienne, directement sorti de la grotte éponyme, dans le cirque de Notre-Dame-de-Livron.
Les eaux de cette cascade étant très chargées en carbonates, le tuf se dépose sur les
mousses et les morceaux de bois sous la forme d'une croûte.
En 1347, au début de la guerre de 100 ans, le village se pare d’une deuxième enceinte.
Mais les Anglais, par Jean Chaudes, lieutenant général d’Edouard III prit possession le
26 janvier 1362 de la ville de Caylus qui lui fut remise par Giraud de Joly.
La population quercynoise secoua le joug des Anglais pour se liberer en l369 et depuis
lors resta toujours française.
A partir de 1484, Caylus fut presque sans cesse surveillée par un garde chargé d'empêcher
les pestiférés d'entrer dans la ville. La terrible maladie fit pourtant de grands ravages.
En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes calvinistes de Duras mettent Caylus
à feu et à sang.
Un demi-siècle plus tard, en 1622, Louis XIII y établit son quartier général pour organiser
le siège de Saint-Antonin.
le plomb du toit de l’église sera fondu pour fabriquer des balles pour lutter contre les
protestants en 1574.
François Ier ayant repris les droits primitifs de la couronne et fait mettre en vente la
justice et la châtellerie, les consuls les rachetèrent en 1537.
Les consuls exercèrent de nouveau les fonctions de bailli royal de la châtellerie jusqu’à
ce que le roi Henri II les fit adjuger en 1552.
Le parlement de Toulouse, par un arrêt du 20 février 1610, décida que la justice serait
exercée et rendue aux habitants de la ville et juridiction de Caylus.
Caylus qui au 13ème siècle siècle ne s’était pas laissée séduire par les doctrines des Albigeois
se montra plus tard non moins opposée à celles de Calvin.
Le protestantisme s’y introduisit cependant et y fut prêché publiquement le 19 février 1562
par le ministre Etienne Noailhan.
Le protestantisme ne prit pas des racines profondes. Les habitants défendirent au contraire
la cause catholique, jusqu’à la fin des guerres de religion en 1629, avec une ardeur qui ne
se démentit jamais.
Il y eut notamment pendant ce temps, entre eux et la population calviniste de St-Antonin
une lutte acharnée.
Les traités politiques ou de labourage ne réussiront pas à interrompre les conflits.
La guerre se prolongea pendant quatre ans encore après l’entrée d’Henri IV à Paris.
En 1790, la commune de Caylus, avec 4800 âmes, devient chef-lieu de canton avec Lot.
Avec la création des département, Caylus "quitte" le Lot en 1808 pour passer
en Tarn-et-Garonne.
Un plat : Carré d'agneau du Quercy aux fèves tendres.
Un vin : Rouge de Cahors, cépage Malbec.
































