Figeac (46)
Figeac est une commune située dans le département du Lot, en région Occitanie.
Commune du Lot située dans le Massif Central au débouché de l'Auvergne et du
Haut Quercy.
Figeac est arrosée par le Célé et ses affluents le Ruisseau de Planioles et le Drauzou.
Siècle après siècle, c’est un formidable esprit d’initiative et d’ouverture au monde qui
a permis de faire rayonner le Pays de Figeac loin de ses frontières, pays de contrefort
du Massif central.
L’architecture de Figeac est remarquable par sa qualité, sa variété et la noblesse de
ses matériaux de construction. Elément emblématique de ce patrimoine, de nombreux
monuments tels que les châteaux, maisons fortes, abbayes et prieurés en illustrent
sa grande richesse.
Au Moyen Age, Selon la légende, un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel,
sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère.
Une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du 8ème siècle. En 861, les Vikings
y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.
Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings.
Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et
entraina rapidement le développement d'une agglomération.
A partir de 1244, des tensions croissantes entre les consuls, représentants des
principales familles marchandes, et l'abbé, Figeac, amenèrent des négociation menées
par Guillaume de Nogaret.
le rachat par la couronne des droits abbatiaux, passa sous la dépendance directe
de Philippe IV le Bel en 1302. Le roi accorda le rare privilège de battre la monnaie.
Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit.
en 1318, Philippe V le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement
reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues.
Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux, drapeaux, consuls choisis
parmi les habitants. Ils possédaient les murs, tours, remparts et fossés.
Ces privilèges furent confirmés par Philippe VI de Valois (1334) et Louis XI, à
l'occasion de sa visite en 1463.
Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'empara de la ville de Figeac le 14
octobre 1371, mais l'abandonna l'année suivante contre versement d'une indemnité.
Les guerres de religion trouvèrent la ville divisée. Jeanne de Genouillac, fille de
Galiot, seigneur d'Assier, travailla à gagner la population à la foi nouvelle.
Les protestants tentèrent, à partir de Capdenac, devenue protestante en 1563, de
s'emparer de Figeac à deux reprises en 1564, puis le 28 décembre 1568.
Ils y parvinrent finalement en 1576 lorsque les calvinistes à l'intérieur de la ville ouvrirent
les portes à ceux de dehors. Les armées protestantes s'emparèrent de la ville,
se livrèrent à un massacre et brûlèrent une partie de la ville.
La colline du Puy fut transformée en place forte. Le 10ème synode national protestant
se tint à Figeac le 2 août 1579.
L'édit de Nantes laissa la ville aux protestants et ce n'est qu'après la chute de
Montauban, en 1622, que Louis XIII fit démanteler la citadelle.
Le 8 juin 1624, un des chefs de la jacquerie des Croquants de 1624, Doüat est écartelé
à Figeac, après l'échec de la révolte paysanne qui a suivi l'annulation de l'exemption
de gabelle dont bénéficiait le Quercy.
Le 18ème siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles
défensives ainsi que les fossés disparurent.
La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Le marechal
Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.
Figeac est reliée au chemin de fer le 10 novembre 1862, date d'inauguration de l'axe
Brive-Toulouse par la gare de Figeac.
En 1864, l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers Aurillac, au titre de la
concession de Clermont au Lot, permet également une liaison ferroviaire avec le
Cantal. Les voies forment alors un « Y » caractéristique à la gare de Figeac.
Dans la nuit du 25 août 1892, les habitants de Figeac ressentirent un léger tremblement
de terre relaté dans un article de le Dépêche du Midi du 28 août 1892.
Après que les Allemands ont envahi la zone libre en novembre 1942, la résistance
s'établit dans l'arrondissement de Figeac et les lieux boisés propices situés au Nord.
De nombreux jeunes réfractaires au STO (service du travail obligatoire) s'y rallient,
les gendarmes se montrent indulgents voire complices.
Les résistants du département du Lot sont très actifs, soutenus par la population et visibles.
Ils réalisent de nombreuses actions :
Occupation de lieux publics comme la gare de Figeac, récupération d'armes par attaque des
forces de l'ordre le 1er avril 1944, exécution de collaborateurs à Cajarc le 10 avril 1944,
détournement d'un wagon de riz destiné aux Allemands, raids sur les banques, postes,
gros commerçants et enfin accrochage avec l'occupant à Larnagol.
Le 19 janvier 1944 à 9 heures du soir, les habitants de Figeac entendent cinq explosions
provenant des usines Ratier qui travaillaient sous la contrainte pour l'aviation du Troisième Reich.
La résistance a fait exploser trois machines à reproduire les hélices, un four à cémenter et
une presse de trente tonnes pour faire chuter la production destinée à l'occupant.
Le 9 avril 1944, quelques soldats allemands, venus en voiture de tourisme, procèdent à
l'arrestation ciblée de trois Figeacois. Les Allemands ont connaissance de parachutages
d'armes qui ont eu lieu sur le plateau de Lascamps entre Béduer et Faycelles.
Le 23 avril, une centaine soldats contrôlent les carrefours avec des fusils mitrailleurs et
cernent quelques maisons dont ils arrêtent les occupants. André Aigueperse, Louis Bergman
et Pierre Prokusky sont abattus sans raison devant leur domicile. Beaucoup de jeunes
prennent alors le maquis.
Dans la nuit du 10 au 11 mai 1944, une partie de la 2ème division SS Das Reich traverse
la ville de Figeac sans s'arrêter. La population se rassure à tort car c'est le début d'une
énorme opération de police.
À chaque carrefour après la côte de Planioles, la colonne se divise en deux pour ratisser
tout le nord du Lot.
Le 7 septembre 1948, la ville de Figeac a reçu la Croix de guerre avec étoile de vermeil.
Un plat : Gigot d'agneau du Quercy roti en cuisson lente.
Un vin : Rouge des coteaux du Quercy cépages Cabernet-Franc et Côt.




































