Martigues (13)
Martigues est une commune française des Bouches-du-Rhône en région
Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Egalement connue sous le surnom de "Venise provençale", Martigues s'étend sur les
rives de l'étang de Berre et sur le canal de Caronte.
Martigues est composée de trois quartiers (Jonquières, Ferrières et L'île) et de
plusieurs villages.
Martigues est située sur la bordure sud-ouest de l'étang de Berre, de part et d'autre du
canal de Caronte qui relie l'étang à la Mer Méditerranée.
La commune s'étend de la Côte Bleue en passant par les villages de Saint-Pierre-les-Martigues,
Saint-Julien-les-Martigues, La Couronne, Carro, Lavéra, jusqu'à celui de Croix-Sainte au nord.
Elle donne au sud-ouest sur le golfe de Fos et au nord-est sur l'étang de Berre, pour un
total de 7 144 hectares dont 697 hectares de forêts et 40 kilomètres de linéaire maritime
dont 11 sur la côte méditerranéenne.
Le golfe de Fos ou golfe de Fos-sur-Mer est un golfe du littoral méditerranéen, qui s'enfonce
entre l'étang de Berre et le delta du Rhône au nord-ouest de Marseille.
Le sous-sol de la commune abrite de nombreux gisements d'importance diverse.
L'une des premières exploitations fut l'extraction de pierre de construction le long du
littoral qui commence vers le 4ème siècle avant J-C par les Phocéens.
Cette exploitation se poursuit jusqu'au 19ème siècle siècle. Elle se prolonge au 20ème siècle
siècle dans les terres avec la carrière de calcaire de l'Oratoire.
Ensuite, une concession est accordée en 1814 pour l'extraction de houille et de lignite
sur un gisement étalé entre Martigues et Châteauneuf-les-Martigues.
De la tourbe a aussi été extraite brièvement de petits gisements le long du chemin de halage
pendant la Seconde Guerre mondiale.
Une exploitation de sable à destination de l'industrie verrière a aussi existé. Cependant,
l'exploitation la plus importante a concerné un important gisement de gypse.
Martigues abrite des communautés humaines depuis l'époque néolithiquecomme l'attestent
des fouilles menées sur les sites du Collet-Redon (-4300 à -3800).
Vers 1800 avant J-C ces sites prennent davantage d'ampleur avec l'édification de murailles
en particulier au Collet Redon. Des ensembles funéraires sont aussi relevés sur la période.
Par exemple, les fouilles ont permis de retrouver un tertre vers le village de Ponteau.
Trois cents ans plus tard, vers 1500 avant J-C, les sites d'Albion et des Salins commencent
à être occupés par des habitats lacustres où les fouilles ont révélé un important mobilier et
des traces de pilotis. Ces villages semblent avoir été occupés du 9ème jusqu’au 8ème siècle
avant J-C de manière continue.
Le 7ème siècle avant J-C voit une transformation radicale des habitats martégaux avec
l'apparition de véritables centres urbains. La région martégale est désormais habitée
par un peuple d'origine celto-ligure nommé Avatiques.
L’oppidum grec de Saint-Blaise, fondé vers -1650 sur le territoire actuel de
Saint-Mitre-les-Remparts, tend ainsi à devenir la principale agglomération de
l’ouest de l’étang de Berre. Elle concurrencera même Marseille pendant un temps.
Après les centres côtiers des Tamaris et de l’Arquet, des sites plus importants commencent
à apparaître. La colline de Saint-Pierre est occupée à partir de 550 avant J-C.
La fin du 2ème siècle avant J-C est marquée par la destruction de Saint-Blaise par les
Romains ou par un peuple indigène vers 125 avant J-C En 123 avant J-C,
Marseille demande l'aide de Rome pour éliminer les Salyens.
Les Romains fondent alors Maritima Avaticorum sur le site de Tholon peu après leur prise
de la région. La cité est d'abord concurrencée par Saint-Pierre, mais finit par l’emporter
quand l’oppidum est abandonné à la fin du 1er siècle avant J-C.
Les invasions barbares contraignent donc les habitants à gagner les hauteurs et le secteur
de l’Île et ses environs. Un village de pêcheurs existe à Saint-Geniès en 540. En 963, un
acte du pape Léon VIII indique la persistance de ce village situé près de l’ancien collège
Picasso (aujourd’hui l’école de danse municipale).
Le 15 juin 1526, François Ier accorda aux Marseillais le droit de pêcher dans les eaux de
"Martigues". Sous son règne, la vicomté est donnée à Pierre de Navarre (Pedro Navaro),
un capitaine espagnol, en 1516 puis à Jean Caraccioli, capitaine italien déjà prince
de Melphi, en 1526.
En 1580, la vicomté de Martigues (érigé en 1472) est érigée en principauté.
À partir de 1549, Henri II cherche à rassembler Ferrières, l'Île et Jonquières en une même
communauté. Le 14 mai 1564, la ville reçoit même la visite du roi Charles IX dans ce but.
Cependant, au 17ème siècle, Louis XIV et Colbert réorganisent largement la France et le
ministre de la marine décide de faire de Marseille le principal port méditerranéen. Il tranche
donc définitivement en faveur de Marseille en laissant les institutions judiciaires marseillaises
régler les différends entre pêcheurs marseillais et martégaux.
la vague de froid de l'hiver 1709-1710 (environ 1500 morts) et l'épidémie de peste
de 1720 (d'environ 2150 à 2440 morts) décime une grande partie de la population.
À la veille de la Révolution, la population ne compte plus que 7000 habitants même si elle se
classe encore 7ème ville de Provence. Elle demeure un des principaux fiefs de Provence,
mais la ville est désormais essentiellement tournée vers la pêche. Frappée par la famine due
à une mauvaise récolte et la rigueur de l'hiver 1789 (l'étang de Berre gèle), la population
accueille plutôt bien la Révolution.
Le 14 février 1790 les élections désignent Louis Puech comme premier maire de la Ville.
En 1794, l'ingénieur Groignard commence le creusement d'un véritable port à Bouc.
Au début du 19ème siècle, l'économie de la ville s'oriente vers l'agriculture, la pêche et
les métiers de la mer et les marais salins. Sous le Second Empire, le territoire est réorganisé
et quelques chantiers sont menés. Au début du 20ème siècle, de nouveaux travaux
commencent pour aménager un nouveau canal à Caronte et établir une voie ferrée entre
Un plat : Poutargue de Martigues (oeufs de poisson salés et séchés)
Un vin : Collioure blanc sec, cépages Grenache B, Roussanne B et Macabeu B.






























