Sauve (30)
Sauve est une commune française située dans le centre du département du Gard
en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, le Rieu Massel, la
Rivière Crespenou, le ruisseau de Crieulon, le ruisseau de Banassou.
Du pont neuf, vous embrasserez l’escarpement de faille du Coutach où s’agrippent de vieilles
maisons qui ont qualifié Sauve de village vertical. A son pied un petit fleuve côtier : le Vidourle.
Ne manquez pas d’admirer ses sources, qui sont en réalité, non pas des sources, mais
de très belles résurgences de types vauclusiennes.
Dominant Sauve, la Mer des Rochers, paysage d’apocalypse où se dresse l’antique
château de Roquevaire.
Le vieux Sauve, cité médiévale, site protégé, vous attend avec ses remparts, ses ruelles et
ses venelles, ses portes fortifiées, ses voûtes et ses deux hautes tours médiévales.
Le pont vieux (12ème siècle), l’hôtel de la monnaie, car on frappa monnaie à Sauve vers
l’an 1000. L’évêché, demeure des abbés mitrés de l’abbaye de Bénédictins qui exista à
Sauve durant plusieurs siècles avant la révolution.
La fusterie dont les voûtes servirent sans doute d’abri aux travailleurs du bois.
La tour de Mole, vieille tour de guet datant de Philippe Le Bel, sous lequel se cache
un aven profond.
La capitale du Salavès, vous montrera encore d’autres richesses auxquelles s’ajouteront
encore celles qu’elle vous cache modestement et que vous aurez plaisir à découvrir.
Ville natale du fabuliste Florian, du médecin Astruc et de l’aéronaute Sivel.
A cela, Sauve ajoute une population aimable et cosmopolite, des possibilités d’activités
diverses (promenades, explorations, sports, pêche, peinture…), d’agréables coins de
détente et de repos ainsi que de nombreux ateliers et galeries d’art.
Sauve, labellisé village de caractère, ville et métiers d’art, station verte, ville vivez bougez.
Les premières mentions du bourg de Sauve, selon les ouvrages consultés, le "castrum"
de Sauve est cité pour la première fois en 898.
L’habitat se fixe ensuite en zone basse, sur le site actuel, à partir du début du 11ème
siècle, lorsqu’une abbaye y est fondée par les seigneurs de Sauve.
La ville est marquée, du 11ème au 13ème siècle, par la présence de la puissante
famille de Sauve-Anduze qui possède également la ville stratégique de Sommières.
Les Anduze se qualifient d'ailleurs selon les chroniques du temps du curieux et rare
titre d'origine perse de "Satrapes de Sauve"
Cette période voit la construction du Pont Vieux et des remparts et le développement
commercial de la ville, point de passage du Vidourle.
La ville connaît alors un premier développement autour de l’enclos abbatial et du Pont Vieux,
rive droite mais aussi rive gauche avec la formation du faubourg de la Vabre.
Au 13ème siècle, la seigneurie passera aux mains des Roquefeuil, descendants des Anduze,
puis fut confisquée par le roi de France avant d'être acquise par les évêques de Maguelonne.
À la période moderne, la ville est majoritairement protestante.
Sur le plan économique, elle voit son importance décliner au profit de la ville voisine de
Saint-Hippolyte du Fort à partir du 17ème siècle.
Sauve produit comme d’autres villes des textiles (bas de laine), mais les échanges
importants se font à Saint-Hippolyte, ou à Nîmes, et la ville reste avant tout un centre
de production agricole.
À la fin du 17ème siècle, la construction du Pont Neuf entraîne un déplacement des
activités d’hébergement et de transit des marchandises vers le secteur des Combes,
aujourd’hui place Florian. Le secteur nord de la ville se développe.
Aux portes des Cévennes, Sauve fut un bastion lors de la guerre des camisards.
L’église abbatiale, le château de Roquevaire, sont incendiés, de nouvelles fortifications
sont édifiées (de cette époque date la construction du Castelas, qui domine la ville).
L’église actuelle a été reconstruite au cours du 18ème siècle Les casernes (écrites
"cazernes" sur leur fronton) sont construites en 1759.
Les dragons du roi avaient élu domicile dans des bâtisses qu'aujourd'hui encore on
nomme, les casernes, actuellement accolées à l'école publique.
Autrefois, ce village était une cité plus importante que Nîmes, aujourd'hui préfecture gardoise.
Plusieurs événements naturels (débordements du Vidourie, intempéries) se produisent
au cours du 18ème siècle et mettent à mal l'économie du village.
La physionomie de la ville change avec la destruction, pendant la période révolutionnaire,
de l’enclos abbatial.
Sur son ancienne emprise, la mairie de style néo classique avec son portique à colonnes
est construite, dans la première moitié du 19ème siècle.
À la même époque, le temple est construit place Florian, lui aussi de style néo classique
très sobre avec un vaste fronton triangulaire couronnant la façade. Enfin la gare de
chemin de fer est édifiée en 1872.
La campagne de Sauve, au 19ème siècle, n'ignore pas la culture du mûrier, notamment sur
le domaine de Vestric, qui s’étendait également sur la commune de Saint-Jean-de-Crieulon.
Dans les années 1860, cette culture sera anéantie, et remplacée par la vigne : la crise
du mûrier et de l’élevage des vers coïncidant, à quelques années près, avec l’arrivée
du chemin de fer qui permettra la diffusion de la production viticole.
Un plat : Porc à la cévenole, oignon doux du Gard et chataignes.
Un vin: Rouge de pays du Gard, cépages Merlot et Cabernet.



































