Saint-Robert (19)
Saint-Robert est une commune française située dans le département
de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Saint Robert, commune rurale et artisanale de 608 hectares, se situe dans
l’Yssandonnais aux confins du Périgord et du Limousin, au sud-ouest de la Corrèze.

Sur son prémontoire calcaire, il culmine à 350 mètres d’altitude. Il est inscrit à
l’association des "Plus Beaux Villages de France" depuis 1982.

Village médiéval qui changea 3 fois de nom : Murel, Saint-Robert et
Mont-Bel-Air pendant la Révolution.

Saint-Robert doit son nom à l’ermite prédicateur Robert de Turlande mort en 1067,
fondateur du village la Chaise-Dieu.

Un des disciples de Robert de Turlande créa en 1122 un prieuré grâce à
Archambaud de Comborn ainsi qu’à sa femme, fille du Vicomte de Limoges.

Le prieur était seigneur justicier de Saint Robert, de Pinsac "consistant en maisons
granges, eaux et prés, bois de châtaigniers, champs, terres labourables et vignes"

De 1790 à 1801 Saint-Robert est un chef-lieu de canton comprenant les communes
de Segonzac, Boisseuil, Theillot, Coubjours, Louignac.

L’église, classée monument historique, est une ancienne église priorale, fondée
à Saint Robert. Cet édifice a été classé Monument Historique par liste en 1862.

Comme la plupart des monuments monastiques de la région, après une période de
développement au XIème et XIIème siècle, la guerre de cent ans et les guerres
de religion ont entrainé une dégradation irréversible des bâtiments
et de la vie religieuse.

La grosse tour carré (véritable donjon) surmonte l’absidiole du chevet.

Une tour lanterne octogonale permet d’accéder au clocher, lui aussi de forme octogonale
et qui abrite un bourdon (cloche du XVIème siècle baptisée Marie vouée à St Georges).

Si le transept semble daté du XIème siècle, le chevet a été construit au XIIème siècle.
Le choeur est très développé avec un déambulatoire avec 3 chapelles rayonnantes
complétées de 2 absidioles orientées édifiées sur le transept.

A la révolution l'église servit de magasin à bois. On y entreposa des madriers de
noyers destinés à la fabrication des bois de fusils de la manufacture d’armes
de guerre de Tulle.

Le bourg de Saint Robert s’articule autour de la place de l’église, point stratégique
du village où de nombreuses manifestations sont organisées. Elle a même été la
scène d’un tournage de film en 1983, "Des Grives au Loup" d’après le roman
de Claude Michelet.

Depuis des décennies, Saint Robert n’a de cesse d’améliorer cet espace. En effet,
tout commence en 1938 par la démolition de la Halle. La croix en fer forgé date
du 15ème siècle.

Saint-Robert a un charme très médiéval avec ses vieilles demeures seigneuriales,
ses ruelles étroites et les vestiges de portes fortifiées. Il fut le siège d'une
cour des Appeaux.

Situé sur une butte (320 m), aux confins du Limousin et du Périgord, Saint-Robert
a conservé un cachet médiéval qui en fait un des 'plus beaux villages de France.

Le jardin des piliers, du château de Verneuil édifié au 15ème siècle par
Bertrand de Vilhac, est situé au bas de la chapelle .

Le château a servi de refuge aux habitants de St Robert durant les
guerres de religion de 1575.

La chapelle de Verneuil est du 16ème siècle. Propriété des seigneurs de Verneuil, elle
passa, par le biais d'Alliance aux Noailles avant de passer aux d'Amarzit en 1796.
Durant cette période de troubles révolutionnaires elle fut transformée en écurie.

Jeanne-Germaine d'Espagne, fille de Jacques Mathieu d'Espagne et de Catherine de
Narbonne qui épousa Henri de Noailles et 1578 fut le propriétaire du château d'Aragon.

Installé au bord de la butte rocheuse le corps principal du bâtiment est typique
des maisons nobles des 14ème et 15ème siècles.

Figure de Saint-Robert, Pierre-Siméon Bourzat, est connu comme "l'avocat des
pauvres". Elu en 1848 et 1849 aux assemblées constituante puis législative, il
s'y rend en sabots et siège à gauche.

En 1851, s"opposant à un coup d'état du futur Napoléon III, il est enprisonné
et doit s'exiler en Belgique avec le plus célèbre des proscrits : Victor Hugo.

Avec Victor Hugo, ils ne pourront réaliser leur espoir de créer les Etats Unis d'Europe.

Pierre-Siméon Bourzat décède à Shaerbeek-lez-Bruxelles, refusant l'amnistie en
1859 ne revoyant jamais sa maison à Saint-Robert dont il ne voulut jamais vendre.







Un plat : La tête de veau à la correziènne.
Un vin : Blanc d'Estaing (12) cépage Chenin.
